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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse.) — 9 pièces parchemin, 3 pièces papier, 4 sceaux. — Concession temporaire et conditionnelle par Pons, abbé de Moyenmoutier, aux religieux de Bongart, d’un droit de vaine pâture dans les bans de Moyenmoutier et de «Visevals» (1186) (Pièce parchemin effacée en partie, scellée autrefois sur cordelettes de chanvre). «Quoniam mundus in maligno positus filios adoptionis infestare non omittit iccirco dignum justum est ut ecclesie Dei in via peregrinationis sue mutuis se sublevent et confoveant beneficiüs ne sint sine affectione et absque federe. Et inde quod ego Poncius per misericordiam Dei dictus abbas Mediani Monasterïï et fratres captuli universi notum facimus posteris et presentibus quod nos communi consilio parique consensu concedimus et conferimus dilectis fratribus nostris de Boumgarth vanam pasturam per totum bannum Mediani Monasterïï et par totum bannum Visevallis quamdiu nos oves non habuerimus, quibus pasture jam dicte sint necessarie. Quod si aliquando contigerit nos oves habere ad pasturas illas sufficientes, tune predicti fratres a pasturis illis abstinebunt, nisi per mise ricordiam possimus et velimus eos sustinere. Si autem oves illas vel alias dividerimus, pasture nichilominus simili conditionis jure in usus fratrum illorum libere revertentur. Debito siquidem tenebamur erga illos et debedamus illis duodecim solidos et vas vini quindecim continens asmatas et decem quartalia siliginis, que amnia nobis remiserint et insuper triginta solidos additerunt in beneficium nobis et sumus cum eisdem fratribus fratres conscripti.............illorum beneficio rependere vicem. Actum est hoc in capitulo Mediani Monasterïï, adstante et mediante venerabili abbate Belli [prati] Raynaldo, ubi testes fuerunt fratres nostri Petrus Seil (?) prior, Bertricus prepositus Bellevallis, Walterus prepositus.........Willelmus cellerarius, Cono quondam Bellevalis prior, Garsirius, Theodericus, Lambertus, Nicholaus............(2 noms effacés)...............Guraudus, Hugo, Guraudus, ..............., Raynerus, Helfridus, Walterus, Cono, monachi et ceteri omnes. Actum (?) est hoc in manu domni Conradi Abbatis de Boumgarth, anno ab incarnatione Domini M°. C°. LXXXVI». — Lettres de Ferri III, duc de Lorraine, ratifiant l’accord entre Hugues de Gondreville, chevalier, et dame Contaisse, sa femme, d’une part, et l’abbé et les religieux de Moyenmoutier, d’autre, au sujet des différends qu’ils avaient dans les bans de Denipaire, Hurbache et la Voivre : les moines ont l’usuaire du bois mort ou vif dans le ban d’Hurbache, sauf dans le bois de la Perrière, entre les voies allant de Moyenmoutier à Hurbache, et de ce dernier lieu au Paire, et dans celui du Grand-Fay, entre le chemin le Prêtre d’Hurbache à Ceises (?), et celui qui va d’Hurbache en Allemagne ; et encore, dans ces deux bois, les hommes du ban de Moyenmoutier peuvent-ils prendre les arbres nécessaires pour leurs chars et charrues ; — il est dû au seigneur d’Hurbache par les gens de la Voivre, par char, 4 deniers toulois ; par charette, 2 deniers, et par collier 1 maille ; — aux habitants du ban de Moyenmoutier appartient la pâture sur celui d’Hurbache, et réciproquement ;à ceux d’Hurbache, le marnage dans le bois de Morfosse ; — le sire d’Hurbache ne peut empêcher les gens de Denipaire de faire et refaire des moulins, mais se ces moulins sont sur «terre ou sièges» appartenant au dit sire d’Hurbacheou a ses hommes, ceux-ci en doivent «prendre eschange au dit de proudomes» ; — le maire d’Hurbache doit annuellement à l’abbaye de Moyenmoutier 40 sous toulois (1270, 15 mai). — Sentence arbitrale rendue par Eberhard, Conrad et Warnherius de Landsperg (Landesberc) frères, dans une contestation qui s’était élevée entre l’abbé Alexandre et le couvent de Moyenmoutier, d’une part, etles colons de cette abbaye, d’autre, au sujet de certains champs qui appartenaient à l’église de Feldkirch (1274). — Transaction passée entre le prieur de Flavigny et l’abbé de Moyenmoutier. L’abbé de Saint-Vanne de Verdun, dont dépendait le prieuré de Flavigny aura en toute propriété le tiers des dîmes de Domptail et d’Haussonville ; le prieuré de Falvigny lévera vingt-et-un sous toulois à Haussonville ; l’abbaye de Moyenmoutier assigne au prieuré cent trente chapons payables tous les ans le lendemain de la saint Martin d’hiver, à Barbonville ; en échange le prieuré de Flavigny laisse à Moyenmoutier la jouissance de tout ce qu’il possède à Blainville, Sainte-Marie et Barbonville, et le droit d’en disposer à son gré (1341, n. st.). — Reconnaissance à l’abbé et au couvent de Moyenmoutier par Conrad, du Witzigore, et Béatrix, sa femme au sujet d’un jardin appelé Der von Tan Garte, sis hors d’Hehenheim-le-Bas, qu’ils tiennent moyennant un cens annuel de 3 livres et d’un denier strasbourgeois. Le couvent fait don à Conrad, pour les services qu’il lui a rendus, de 14 quartals de blé (1344). — Autorisation donnée à l’abbaye de Moyenmoutier, par le chapitre de Saint-Dié, de racheter quand elle le voudra et en une fois ou plus, une somme de 140 florins d’or en payant le cens de la dernière année (1377, n. st.). — Transaction à propos d’une obligation de 7 livres de revenu annuel entre l’abbé Thiéry et le couvent de Moyenmoutier, d’une part, et Burckard, Hartung, chevaliers, frères, Jean, Nicolas et Henri, écuyers, également frères, tous seigneurs de Landsberg, d’autre (1398). — Vente à l’abbaye (Jean de Bayon étant abbé) par Collin le Boiteux de Chaistaulz de 8 gros de cens annuel, pour la somme de 8 livres (1459). — Echange entre l’abbé de Moyenmoutier et Hydoulf Lalance, de Raon, valet de chambre de Monseigneur de Vaudémont. L’abbé donne un vivier «ruyné et infructueux», d’une fauchée et demie, sis à Saint-Prayel, et reçoit 14 journaux de terre arable sis au haut de Hembamont (Hymbaumont), ban et finage de Moyenmoutier, «par dessus de pincte le chemin de Hurbache» (1559). — Lettres du gardien des Cordeliers de Raon-l’Etape, frère Vuillaume, par lesquelles il reconnaît que c’est par simple tolérance que l’abbé de Moyenmoutier, dom Humbert, leur a laissé poser leurs conduites d’eau dans la cour de son château de Raon, et que par conséquent les dits Cordeliers ne pourront point invoquer la prescription (1762).
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