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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse). 1 pièce parchemin ; 8 pièce papier. — Bulle de Léon IX pour l’abbaye des saints Bertaire et Atalène, de Bleurville (Blederici villa, posita in comitatu Santensi). Le pape rappelle que cette abbaye a été fondée par le comte Rainard, il confirme et prend sous sa protection les biens dont elle a été dotée, c’est-à-dire : Bleurville, Romaldi villa (Removille), Salsuris (Saulxures-le-Bulgnéville), Domnus Basolus (Dombasle-devant-Darney), Pantevillare, Ligisdi curtis, Unzonis curtis ; l’avouerie en Laion Masnil est donnée aux seigneurs de Fontenoy. L’abbesse sera choisie autant que possible dans la famille du fondateur, et à défaut sera prise dans le monastère de Remiremont ; enfin, si même dans le monastère de Remiremont ; enfin, si même dans cette maison, il n’était pas possible de trouver quelqu’un capable de diriger l’abbaye, l’évêque de Toul aura toute latitude pour y pourvoir (1050) . Trois copies papier du XVIIème siècle. — Charte d’Udon, évêque de Toul, restituant à Frédéric, gendre du comte de Toul Rainard, la vouerie de l’abbaye de Bleurville et plaçant l’abbaye et ses biens sous l’autorité de l’église de Toul (Toul, 1052, 17 des calendes d’octobre). Copie papier du XVIIème siècle. — Charte de l’évêque de Toul, Henri de Lorraine, en faveur de l’abbaye de Bleurville (cenobium apud Blidericivillam a predecessoribus Fredirici venerabilis Tullensis comitis in honore beatorum martyrum Bertarii et Athaleni constructum...). Le monastère était déjà à cette époque presque «réduit à néant, par la négligence des religieux et la rapacité de ses oppresseurs». Or, ces coupables étaient les prédécesseurs du comte Frédéric et le comte lui-même, qui, sur les remontrances de l’évêque et après l’aveu de ces actes répréhensibles, vint à résipiscence et se démit sur l’autel de Saint-Mansuy de l’avouerie de Bleurville qu’il tenait héréditairement par la volonté de l’évêque de Toul ; cet abandon eut lieu devant le clergé et le peuple assemblés ; sa femme Hawide et son frère Henri étaient présents. Suit l’énumération des biens de l’abbaye, les mêmes qui sont cités dans la bulle de Léon IX. L’évêque ajoute que, le jour de Pâques, il a donné à l’abbaye de Saint-Mansuy, le fonds de l’église de Bleurville qui appartenait à la mère église de son siège épiscopal, avec l’approbation du pape Honorius II. «Acta sunt hec Tullin in generali synodo anno ab Incarnatione Domini millesimo c°. XX° VIII°. Indictione, VI. Epacta. XVII. Concurente VII. Luna. XX. X kalendas julii, ordinationis vero nostre anno. IIII°. Imperante Lotario. Duce Sigismundo. Comite Frederico. Regnante per secula domino Jusu Christo amen». La pièce était autrefois scellée sur repli du sceau de l’évêque, pendant sur cordelettes ou lacs de soie (22 juin 1128). Original parchemin et quatre copies du XVIIème siècle.
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