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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : Pinakes
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Ce codex est composé de trois parties distinctes, dont la plus ancienne semble être celle du milieu, copiée vers 1340 d’après les éditeurs de Synésios de Cyrène. Cela rend d’autant plus improbable l’attribution à Grégoire Palamas de textes qui auraient donc été copiés de son vivant. J. Irigoin propose la même datation pour la copie des odes pindariques, et fait de ce manuscrit un descendant direct de l’édition de Thomas Magister (Irigoin, p. 203).Le volume n’est pas mentionné dans l’inventaire de de 1481 des livres qui servent de garanties à l’emprunt réalisé par Ferdinand Ier pour soutenir l’effort de guerre (Omont 1909). Il est sans doute entré plus tard dans la collection de ce roi.La mention secretario que l’on trouve dans le coin supérieur gauche du premier folio indique que ce manuscrit a appartenu à Antonello Petrucci, premier ministre du Roi Ferdinand Ier d’Aragon. En 1488, à la suite de la conspiration qu’il avait fomentée, il se voit condamné à mort par le roi, et ses livres sont confisqués – cette mention, que l’on trouve dans un nombre conséquent de manuscrits de la bibliothèque des rois aragonais de Naples, semble avoir été apposée pour identifier leur provenance (Boivin, voir Delisle I, 223). Après la victoire de Charles VIII en 1495, une part importante de la bibliothèque napolitaine est envoyée en France (Astruc p. 217 sqq.), tandis qu’une autre échoit à un descendant du roi, avant d’être vendue au Cardinal d’Ambroise.Notre manuscrit ne se retrouve pas dans l’inventaire de décès du cardinal d’Amboise, en revanche, on le retrouve dans les deux inventaires de la bibliothèque de Blois ainsi que dans le catalogue de la bibliothèque de Fontainebleau établi par Ange Vergèce (Delisle I 233).Dans le premier inventaire de Blois, celui de 1518 (Vienne, fonds du Prince Eugène, E CLXX n. 2548, ff. 180r-182r), il porte le n. 1619 [n. 40 chez Omont, Appendices I au catalogue de Fontainebleau], et le titre Synesii musica, et Pindari ode. Dans le catalogue de 1544 (Paris, ms. Français 5660 ff. 40v-42v), préparé en vue du transfert de la bibliothèque vers Fontainebleau, il porte le n. 696 [n. 7 chez Omont, Appendice I] et le titre Tractatus musices et alya. Ange Vergèce le référence sous le n. 474 dans le catalogue alphabétique (p. 158 Omont), et lui donne un pinax en grec sur la première garde.C’est sans doute aux soins d’Ange Vergèce que l’on doit la nouvelle reliure aux armes de Henri II (Lafitte).
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