Épinal. Archives départementales des Vosges, 2 H 31

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  • Description(s) : (Liasse). 45 pièces papiers ; 1 sceau papier. — Pieds-terriers de «Kuttingen, village dépendant de la chatellenie de Dieuze» (1568-1757). Les dîmes et rentes consistent : dans la huitième partie des grosses dîmes qui donnent huit quartes de blé et huit quartes d’avoine, mesure de Dieuze ; dans la huitième partie des menues dîmes consistant en «couchons, oisons, navettes, chanvre et lin», ce qui vaut environ deux francs : en neuf journaux de terres, et en une fauchée et demie de prés. Les terres et les prés sont laissés à celui qui nourrit le taureau. Les charges qu’ont à supporter les religieux sont : «Premièrement, le mercredi des Rogations, les habitants dudit Kuttingen mettent à qui plus, à l’esteincte de la chandelle, les gros dimaiges dudit lieu, et s’eschoient le jour de Feste-Dieu. Et ont les dits habitantz de droict ancien, de chacun huictième des dits dimaiges, deux bichetz de bledz et deux d’avoine. Que sont pour lesdits de Senonnes deux bichetz de bletz et deux d’avoine, qu’il fault déduire sur leur part ausdits dîmes. —Item lesdits religieux de Senonnes sont tenus de fournir la quatrième partie de la despence et deniers qu’il convient employer à l’entretènement de la nefz de l’église du dit Kuttingen, soit en couverture, réfection des murailles, des fenestres et autres choses nécessaires. —Item de quatre ans en quatre ans les dits de Senonnes doibvent fournir ung taureau pour le bestaille du dit lieu. Et est ceste année 1582 leur tour comme aussy font les aultres quand c’est à eulx. —Item s’il est besoin d’envoyer les eschevins d’église dehors pour achepter pierres de roches, chaulx, sable, bois, thuilles, et autres matières nécessaires pour les réfections que dessus, les dits religieulx sont tenu de fournir le quatrième denier de la despense tant pour despens de bouche comme pour les dites matières et des ouvriers». —Amodiations et baux des dîmes : Frère Claus de Réchicourt, religieux et prieur claustral de Moyenmoutier a, avec l’autorisation de R.P. en Dieu Guérard de Gomberval, abbé de son monastère, amodié pour lui et ses successeurs tout ce que les prieur et religieux du couvent de Senones possèdent «ez ville, ban, finaige et confinaige de la ville de Cutenges (Cutting), tant en gros dismes et mesnus cens et rentes» pour dix ans, la première année devant commencer à la Saint-Georges martyr, en avril 1498, pour la somme de trente francs (à douze gros par franc), payable à Senones, chaque année à la Saint-Remy. A l’expiration du bail, le frère Claus devra rendre un pied-terrier qui lui a été remis, scellé du petit sceau de l’abbé (3 mai 1498). Renouvellement de ce bail entre les mêmes parties, à partir de la Saint-Georges 1508, et pour dix années, moyennant 24 francs, monnaie de Lorraine (16 juillet 1508). La pièce porte le petit sceau, plaqué sur papier, de l’abbé Gérard de Gombervaux (écu chargé d’une croix denchée ou engrelée, une crosse en pal par derrière :la légende gothiques est illisible). — Autre pièce ayant trait à ce même renouvellement, émanant des prieur et religieux du monastère de Senones (13 juillet 1508). — Amodiation des dîmes de Cutting et de Rohrabach, pour six ans, par Jacquemin Ferquel, notaire apostolique et juré des cours de Metz (1571); par le même pour douze ans (1585) ; le pied-terrier joint à l’acte est de 1586. — Lettre du même Jean Cotte, aux prieur et religieux de Senones, leur demandant une réduction du prix de l’amodiation qui, de vingt francs avait été porté à trente. Le pétitionnaire expose que les réparations effectuées à l’église lui ont coûté fort cher ; il ajoute que les religieux de Moyenmoutier, qui ont à Cutting, des biens de même rapport que ceux de l’abbaye de Senones, les afferment pour une somme bien moindre. Il termine en une sorte de post-scriptum par cette boutade : «Ceulx qui vous en offrent tant n'ont point envie de vous bien payer» (19 mai 1597) — Amodiations à Bastien Ferry, de Cutting, pour neuf ans, pour 45 francs (1618) — à Hans Tadman de Cutting, pour neuf ans, moyennant cent francs de Lorraine par an (1629) — à Demenge Parmentier, laboureur à Cutting, pour neuf ans, moyennant cent francs barrois, faisant 42 l. 17 s. Tournois (1695) ; le bail est continué au même preneur en 1703, mais le cvanon est porté 210 francs — à Jean-Pierre Demenge, laboureur, maire de Cutting, pour neuf ans, moyennant un canon anuuel de 117 livres tournois, plus 27 livres pour les francs vins, une fois payées (1722) — Prolongation pour neuf ans au même Demenge, moyennant 150 l. Tournois (1731) ; au même, pour la même durée ; le prix est porté à 180 livres (1739). — En 1757, l’omodiateur, Léopold Demenge, laboureur et marchand huilier à Cutting, doit payer par an 310 livres. — Lettre de Mercy, curé de Cutting, protestant contre le mauvais vouloir du fermier des dîmes, qui refuse les réparations à l’église ; il expose les besoins de la paroisse : d’après le procès-verbal de visite, l’évêque a prescrit : que le tabernacle sera double et que la lampe sera toujours allumée devant le Saint-Sacrement, que la voûte du choeur sera réparée, que l’on fera faire une sacristie, qu’il devra y avoir un ciboire et un soleil d’argent, le plus tôt possible, ainsi qu’une boîte pour porter le viatique, enfin que l’on fera faire deux chasubles et chappes de différentes couleurs, un surplis, deux aubes et un devant d’autel (1707). — «Recollement, désignation et arpentage du ban et finage de Kutting, fait en exécution de la transaction entre les habitants et communautez de Kutting et ceux du prétendu village de Rorbach, par devant messire Charles-Joseph Olivier de hadonviller, escuyer, conseiller d’estat de son Altesse royalle, et en la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, le 29 avril 1708...» — Doléances de Mercy, curé de Cutting, au sujet de la desserte de Rohrbach (1711). — Requête de Jean Philippe, baron de Steincallenfeld, chevalier, administrateur du bailliage de l’Ordre Teutonique en Lorraine, commandeur de Becquin, au sujet des dîmes de Cutting et Rorhbach. Le requérant expose, qu’en sa qualité et à cause de la Commanderie de Sarrebourg,il doit, de temps immémorail, jouir du quart des grosses et menues dîmes de Cutting, Rohrbach et dépendances, «lorsque le curé du lieu a opté sa pension», ou en cas contraire, percevoir un huitième de ces dîmes, franc et exempt de toutes charges. Or, depuis quelque temps, les abbés, prieurs et religieux des abbayes de Senones, de Haute-Seille et de Moyenmoutier ont induement perçu la totalité des dîmes, sans se préoccuper des droits ci-dessus exposés. Le baron de Steincallenfeld demande d’être maintenu dans ses droits, réclame la restitution des fruits perçus à tort, et la condamnation des trois abbayes aux dommages et intérêts et dépens (1712). — Pièces concernant les réparations à l’église de Cutting (XVIIIe siècle).

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