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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse) 4 pièces parchemin, 1 pièce papier, 3 sceaux. — Donation à l’abbaye d’Etival par Liétars, chevalier, de Brouville, de ses droits de «banal poixour» du ban d’Etival et du «servise» de la rivière de Meurthe (Murt), c’est-à-dire ce que ceux de Parroie avaient anciennement possédé. Il avait acquis ce droit de pêche de Ferri, duc de Lorraine, et il s’en «dévêt» en faveur de l’abbaye. La pièce est scellée des sceaux du grand prévôt de Saint-Dié et de Gérardin, prévôt ducal du même lieu (1292, 23 novembre). — Donation à l’abbaye, par Samone, femme de Huguelin, de ses droits de pêche dans la Meurthe, au ban d’Etival, provenant de Maheu, son premier mari ; elle en jouira sa vie durant, et après sa mort, la propriété en sera acquise à l’abbaye (1295, novembre). Pièce fatiguée à laquelle pend encore le sceau de Jehan dit Dorel, archidiacre de Vittel. Le sceau de la cour de Toul a disparu. — Sentence arbitrale rendue par Thirion d’Ogéviler, abbé de Moyenmoutier, et Houllenat d’Azerailles, lieutenant du bailli, dans un débat intervenu entre «Willame», abbé d’Etival d’une part, et Jean Maire et Jean dit Labourrez de Raon. L’abbé d’Etival réclamait à ceux-ci une amende de soixante sous pour avoir été trouvés pêchant en la rivière d’Etival. Jean Maire et Jean Labourrez se plaignaient d’avoir été battus et «willonnes» par les gens de l’abbaye. Les arbitres ont fait payer une amende aux deux parties. Des deux sceaux, il ne reste plus que celui de l’abbé de Moyenmoutier (1404, 5 novembre). — Acensement par l’abbaye d’Etival à Jehan Clercs, fils de Perrin de Romont, du moulin «lou boige». Jehan Clers devait chaque année à jour fixe, à l’abbaye, pour ce moulin et ses appartenances vingt sous de toulois et une livre de poivre. Les lettres d’acensement portaient que faute de paiement et au cas où un paiement serait retardé jusqu’au suivant, le moulin écherrait à l’abbaye. C’est ce qui eut lieu. Par grâce spéciale, Jehan obtint un nouvel acensement du moulin, «lou bies et toutes les appartenances dou dit molin. Item, lou prei seant pres dou dit molin cum dit lou Manaul prei desus dit. Item, un autre prei qui siet en leu cum dit Mossous desous la voie si cum on vat de Bruyeres a Autrei et li dis molins et li autres preis desus dit sieent sus la riviere de Mortanne si cum on vat de la Bergonce à Breuerueles» . Cet acensement est consenti moyennant vingt sous de toulois «valissans sus lou moins dix ovit ainz a petits tournois», et une livre de poivre. Faute de paiement au jour dit, le cens sera doublé, et faute du paiement de ce cens double, l’abbaye entrera en possession du moulin et des prés. L’acte fut scellé par Gérart, abbé d’Autrey, Gérart, curé de Rambervillers, Durant, dit Gaudel, prévôt de Bruyères (1326, 24 avril). — Bail passé pour six ans à Louis Barat, du petit étang de la Rochère, «den dela de la rivière de Meurthe», à condition de livrer à l’abbaye annuellement 20 livres de brochet, et d’entretenir l’étang en bon état et de l’aleviner. Si le preneur y met de la truite, il devra payer le canon moitié brochet, moitié truite (1759).
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