Épinal. Archives départementales des Vosges, 8 H 57

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  • Description(s) : (Liasse). 4 pièces parchemin, 29 pièces papier. BELMONT-DEVANT-DARNEY. — Règlement d’une contestation entre G, prêtre, et Thierri, chevalier, de Monthureux-sur-Saône, au sujet du moulin de Belmont. Il est dit, dans la pièce, que G, ayant donné aux religieux de Relanges tous ses droits sur le moulin de Belmont, fut cité en justice par Thierri, mais qu’il y eut un accord entre ce dernier et Amic, prieur de Relanges. Thierri donna au prieuré la moitié du moulin et en conserva l’autre partie en payant au prieuré un cens annuel de deux stéphanois. De plus, Thierri ne pouvait vendre ou engager le moulin qu’au prieuré. En échange, le prieuré octroyait une prébende à Thierri ou à l’un de ses enfants, ainsi que l’autorisation d’être enterré, lui et ses enfants, dans le cimetière, avec service funèbre tel que pour un religieux. Acte rédigé sous forme de charte-partie avec la devise Cyrographu[m] S[ancti] Jacobi, autrefois scellé du sceau d’Aubert, seigneur de Darney (s. d. [début du XIIIe siècle)]. — Don, au prieuré de Relanges, par Varins, dit Vares, chevalier, de Monthureux, avec l’assentiment de sa femme Alix et de son fils Jaicot, de la moitié du moulin de Belmont (Beimunt), d’une partie de celui de Contrexéville (Contreceville), et de ce qu’il possède à la Neuveville. Les religieux seront tenus de célébrer son anniversaire, ainsi que celui de sa femme et des siens (octobre 1255). Original autrefois scellé, à la prière du sieur de Monthureux, par Aubert, sire de Darney. BONVILLET. — Autorisation donnée par le prieur de Relanges Jehan de Champs-divers, à Jehan Gourdot, de Bonvillet, de construire un «bastand» dans un pré dépendant du prieuré, sur le Rupt-du-Preis-des-Noees ; il paiera pour cela un cens annuel d’une demi-livre de cire (2 mai 1446). BOUVEROUX . — Plaintes adressées au prieur Robert Ranconnel par les manants et habitants de Relanges, contre le meunier du moulin de Bouveroux, Nicolas Cornevin. Les ponts du moulin, notamment celui du côté de Thuillières, ne sont ni entretenus, ni réparés, ce qui oblige les habitants à ne pas les utiliser et à faire des détours à travers les prés, et à endommager ceux-ci. En outre, le dit meunier laisse errer ses chevaux et son bétail aux alentours du moulin, jour et nuit, dans les héritages qui ne lui appartiennent pas. Enfin il ne craint pas d’aller, avec ses serviteurs, chercher dans les bois, tout ce qui lui convient pour sa scierie, sous prétexte que son amodiation lui donne droit au «mort bois» ; mais il ne se contente pas du bois mort et a ramassé celui qui avait été abattu par le grand orage de la veille de Saint-Nicolas dernier. Tous ces abus sont au grand préjudice du prieur et de ses sujets. Le prieur ordonne à son meunier de répondre sur les faits ci-dessus «pertinamment», par écrit, et sans «tergiversation ou fuitte», et de donner sa réponse dans les huit jours, lui interdisant de couper du bois «vif ou vert gisant» en ses bois de la seigneurie de Relanges et en ceux de ses sujets, sous peine d’amende et de confiscation de chars et de chevaux (4 février 1585). — Bail pour neuf ans du moulin de Bouveroux, consenti par le prieur Robert Ranconnel, à Nicolas Cornevin, charpentier demeurant à Thuillières, moyennant un loyer annuel de cent soixante francs de Lorraine (26 décembre 1594). — Interdiction au menier Nicolas Cornevin de modifier quoi que ce soit à la chaussée de l’étang de Bouveroux. Le receveur de Monthureux pour George de Savigny, tuteur des enfants de feu Jean-Philippe de Savigny, seigneur de Monthureux et de Thuillières, a rappelé au menier que les dits seigneurs de Thuillières ont autorisé le prieur de Relanges à construire un étang sur un ruisseau appelé Bouveroux «faisant icelluy ruisseau séparation du royaulme de France et pais de Lorraine», à condition que le prieur donnerait aux dits seigneurs, lors de chaque pêche,vingt-cinq carpes prises au coup de trouble, condition qui fut toujours exécutée. Mais le receveur a été averti que depuis huit jours, le meunier,de son autorité privée et indue, «faisoit planter et édifier le grand coup de canalles dudit estang sur le bourg de la chaulsée», tout près du boisde La Gimont (Lagiémont) qui appartient au seigneur de Thuillières, ce qui va contre l’autorité du roi, le grand coup devant être au milieu de lachaussée, et faisant «séparation de borne» des pays de France et de Lorraine, «tellement que si par cas fortuit s’a trouvé quelque homme mort depuis ledit grand coup jusques audit bois de Lagiemont, ait convenu icelluy estre levé par les gens de justice dudit Thuillier».Le meunier devra arrêter ses travaux, sinon le procureur du roi en sera averti aux fins d’assignation du sieur Cornevin evant le bailli de Chaumont(16 novembre 1600). — Visite du moulin (1621). — Baux, marchés pour les réparations et quittances d’ouvriers (1658-1722). — Requête du prieur au lieutenant général du bailliage de Vosges, au sujet des empiétements commis à la queue de l’étang de Bouveroux, une année de sécheresse, par deux particuliers propriétaires d’un pré sis à cet endroit (1719).

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