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Manifeste IIIF
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription - Epitaphe.
Lieu de conservation - Eglise, extérieur du mur sud, à proximité du chevet, sous un enfeu placé à droite d'une petite porte qui mettait en communication le transept et le cloître (aujourd'hui cour de l'école du Doyenné Saint-Hilaire).
Support et dimensions - Pierre de 70 x 50cm. Champ épigraphique de la première ligne: 40cm. La pierre est cassée à l'angle supérieur gauche.
Transcription - 1. SORS HOMINVM • TITVBAT SICVT VA-
2. GA FLVMINIS VNDA ; NAM MODO QVOD VALI-
3. DVM MOX LIQVET OCCIDVVM ; CEMSV DIVES
4. HOMO PAVPER NON FIDVS ADESTO ; NAM
5. TELLVRIS OPES AVFERET VNA DIES ;
6. VT CONSTANTINO TVMVLO QVI
7. CLAVDITVR ISTO ; DIVES HONO-
8. RE FVIT ET SVA DISTRIBVIT ;
9. INFIRMIS • NVDIS • CECIS • VI-
10. DVIS • ET EGENIS • OMNIBVS ET
11. STVDVIT • OMNIA SE FIERI ;
Sur le chanfrein:
12. (de 12 à 15 lettres) [R] DEFVNCTO DICITO PSALMOS • +
13. ATQVE PATER NOSTER QVOD SIBI SIT REQVIES ;
Sur la partie gauche, verticalement: R A D +
Traduction - Le sort des hommes titube comme l'onde incertaine du fleuve,
car ce qui était à l'instant solide bientôt se liquéfie
dans la mort. Homme riche ou pauvre, ne place pas ta confiance
dans la fortune, car un seul jour enlèvera les biens
de ce monde. Ainsi en fut-il de Constantin qui repose
en ce tombeau: riche d'honneurs, il distribua ses biens
aux infirmes, à ceux qui étaient nus, aux aveugles,
aux veuves et aux indigents, et il s'employa à se faire
tout à tous.
... Dis [pour le] défunt les psaumes et Notre Père,
afin que lui soit donné le repos.
Remarques paléographiques - L'inscription commençant par une croix est disposée sur onze lignes partiellement réglées. Les lettres des dernières lignes sont plus hautes et plus espacées que celles du début du texte. Tendance aux formes arrondies. Certaines lettres fleurissent, tels les D de quod ou de occiduum (1. 2 et 3). Emploi de quelques minuscules au milieu des capitales: E, M, S et T (l. 2, 3, 4 et 6). Onciales assez abondantes mais encore peu variées: D, E et U. La liaison des S et des T dans adesto (1. 4) et dans Constantino (1. 6) est analogue à ce qui se pratique dans les chartes.
Remarques linguistiques - Le texte comporte quatre distiques élégiaques, en vers léonins.
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - Le dernier vers de l'épitaphe est inspiré de la première épître de Paul aux Corinthiens: "omnibus omnia factus sum". (IX, 22).
Commentaire historique et datation - Parmi les qualités du défunt on relèvera son souci des pauvres,
des indigents et des infirmes. Le même souci se retrouve dans les épitaphes carolingiennes ou romanes, et a un certain caractère stéréotypé, mais on ne trouve plus cette mention dans les épitaphes du bas moyen âge.
Il n'est pas possible d'identifier avec certitude le personnage de Constantin. Les documents hilariens citent un Constantin en 1092 et un Constantin, sous-chantre, en 1104. Cette fonction correspond assez bien au sens du mot honor. En 1121, on trouve un nouveau sous-chantre, Albertus.
Ces références bibliographiques ont fait l'objet d'un traitement et disposent le cas échéant de liens vers des versions en ligne.
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