Saintes. Abbaye Notre-Dame, Cintre de la porte donnant accès au cloître (CIFM III, Charente-Maritime, 29)

  • Titres attestés :
    • 29. [mil. XIe s. (?)] - Cintre de la porte donnant accès au cloître
    • Saintes. Abbaye Notre-Dame, Cintre de la porte donnant accès au cloître (CIFM III, Charente-Maritime, 29)
  • Autre libellé du document :
    • 29. [mil. XIe s. (?)] - Cintre de la porte donnant accès au cloître
  • Etat de conservation : attesté
  • Ancien emplacement :
  • Datation :
  • Entités en relation :

Présentation du contenu

Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription — Bénédiction ou dédicace d'une église.

    Lieu de conservation — Cette inscription, aujourd'hui disparue, se trouvait gravée sur le cintre de la porte qui mettait en communication l'église et le cloître, dans le mur ouest du bras sud du carré du transept.

    Transcription — Audiat cite ainsi l'inscription :

    PAX ⁝ ETERNA ⁝ AB ETERNO ⁝ PATRE ⁝ SIT ⁝ HUI ⁝ OMUI

    Il convient de restituer ⁝ PAX ⁝ ETERNA ⁝ AB ETERNO ⁝ PATRE ⁝ SIT ⁝

    HVI[C] ⁝ [D]OMVI

    Traduction — Que, grâce au Père éternel, la paix règne à jamais dans cette maison.

    Remarques paléographiques — La lecture faite par Audiat indique que chaque mot était séparé par trois points verticaux.

    Commentaire historique et datation — La source lointaine de cette inscription est à rechercher dans l'Écriture : Sit fratribus meis et tibi pax et dormi tuae pax (I Sam. XXV, 6), In quamcunque domum intraveritis primum dicite : pax huic domui (Lc. X, 5). Mais le texte complet de l'inscription figure dans la liturgie. Ce texte constitue le début d'une antienne chantée lors de la bénédiction d'une église, que cette cérémonie soit suivie ou non d'une dédicace. Le pontife, après avoir tracé le signe de la croix sur le seuil de l'édifice, pénètre dans l'église en prononçant ces mots qui se retrouvent dans l'antienne qui suit immédiatement, comme l'écrit Guillaume Durand : Ingressus [Pontifex] autem eoclesiam dicit mox alta voce, in tono lectionis : pax huic domui et omnibus habitantibus in ea... Tunc scola sive cantores cantant antiphonam : Pax eterna ab eterno patre huic domui ; pax perhennis, verbum patris, sit pax huic domui ; pacem

    pius consolator huic prestet domui[*].

    La pierre portant cette inscription se trouvait dans une partie de l'édifice construite au temps d'Agnès de Bourgogne. Il est permis de supposer que l'inscription fut gravée lors de la bénédiction de l'église, ou même de sa dédicace qui eut lieu en 1047.

Bibliographie

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Sources des données