Poitiers. Église Notre-Dame-La-Grande - Vierge à l'Enfant (CIFM I, 19)

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Manifeste IIIF

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription - Commentaire d'une scène.

    Lieu de conservation - Cul-de-four de l'abside. Inscription peinte sur une bande, tout autour de la mandorle. Le texte est placé à droite en regardant la scène.

    Support et dimensions - Peinture murale.

    Transcription - [IN GR]E[M]IO MATRI[S]...[*]

    Traduction - Dans le giron de la mère...

    Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules, Commentaire historique et datation - A partir des lettres conservées et en se fondant sur des textes analogues, un début de restitution de l'inscription semble possible. Mais les traces de lettres qui suivent le mot matris ne permettent pas d'affirmer avec certitude que le reste du texte correspondait aux autres exemples connus. Deux formules du même genre, qui se présentent chacune comme un hexamètre léonin, se retrouvent sur plusieurs autres peintures ou sculptures de la Vierge à l'Enfant. Selon la position occupée par le Christ, assis

    sur les genoux de sa mère ou pendu à son cou, on trouve soit: "In gremio Matris residet sapientia Patris", soit: "Ad collum Matris pendet sapientia Patris".

    La première de ces formules se lit encore sur une statue de l'église de Beaucaire, sur le pied d'un calice de l'église d'Eichstädt[*], ainsi que sur une statue de l'église Santa Maria della Pieve à Arezzo [*]. Ces inscriptions sont attribuées à la seconde moitié du XIIe s. Ce même texte est reproduit au XVe s., en légende d'une Vierge à l'Enfant, au folio 2 d'un manuscrit conservé à la Bibliothèque vaticane (lat. 1854). On peut signaler que la formule semble avoir été également peinte au cul-de-four de l'abside de l'église de Rocamadour. Une mosaïque de l'église Santa Maria Nova à Rome porte, en outre, un texte de sens voisin[*]. Quant à la seconde formule, elle est gravée sur une sculpture de la face nord du tombeau de saint Junien, dans l'église de Saint-Junien.

    La source commune de ces inscriptions n'a pu encore être identifiée. L'expression Sapientia Patris ou Sapientia Dei pour désigner le Christ est employée par saint Paul et, à plusieurs reprises, jusqu'à Cassiodore[*] Vers l'an mille un moine de Reichenau, Puchardus, parle d'une représentation de la Vierge dans son abbaye en des termes qui, bien qu'assez éloignés de la lettre de notre texte, en illustrent cependant l'esprit[*].

Bibliographie

Ces références bibliographiques ont fait l'objet d'un traitement et disposent le cas échéant de liens vers des versions en ligne.

  • DESCHAMPS, Paul (1952), "Peintures de la voûte et du chœur de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers", Congrès archéologique de France, CIXe session (Poitiers, 1951), p. 20-26, ici p. 22-24 [texte, commentaire] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32099533/f26)
  • FAVREAU, Robert, MICHAUD, Jean (1974), Poitou-Charentes. 1. Ville de Poitiers, Paris (Corpus des inscriptions de la France médiévale, 1), ici p. 18-19 (https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_1974_cat_1_1)
  • KATZENELLENBOGEN, Adolf (1959), The Sculptural Programs of Chartres Cathedral : Christ, Mary, Ecclesia, Baltimore, The Johns Hopkins Press, ici p. 260 [mention]

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