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Collection IIIF
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Numérisation intégrale
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription - Epitaphe.
Lieu de conservation - Eglise, mur extérieur du choeur, côté nord, à 42cm du sol. On ignore s'il s'agit de l'emplacement primitif.
Support et dimensions - Pierres de 39,5 x 27,5cm pour la plus grande et de 15 x 13cm pour la plus petite. Champs épigraphiques respectifs : 34 et
17,5cm. Hauteur des lettres: entre 2,4 et 3,8 cm sur le grand support et entre 2,5 et 4 cm sur le petit.
Grande pierre :
1.+ IN NOMINE DO-
2. MINI + MOLE SVB HAC
3. LAPIDIS TVMVLATVR
4. MILO RECLVSVS · QVI LE
5. GIS HVNC TITVLVM DIC
6.REQVIESCAT AMEN
Petite pierre: 7. PATER
8. NOSTER ET DE P-
9.ROFVNDIS
Traduction - Au nom du Seigneur. Sous la masse de cette pierre
est enterré le reclus Milon. Toi qui lis cette épitaphe,
dis : Requiescat Amen, Pater noster et De profundis.
Remarques paléographiques - Lignes tracées à l'avance. Ecriture assez régulière. Ponctuation: seulement un point médian après reclusus (1. 4). Peu d'onciales: un H (1. 2), un E (1. 7).
Remarques linguistiques - A condition de séparer du reste du texte la formule in nomine Domini, ce à quoi invitent les croix, l'épitaphe forme un distique élégiaque. On doit cependant admettre une licence pour le mot amen dont les deux voyelles sont longues en latin classique. Le mot titulus est employé avec le sens d'épitaphe dès l'époque carolingienne[*].
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - Ce texte inclut l'invocation In nomine Domini et la formule traditionnelle Requiescat, ainsi qu'une interpellation au passant, invité à réciter le Pater noster et le De profundis. Cet usage se perpetuera et s'accentuera par l'octroi d'indulgences[*].
L'expression mole sub hac lapidis se retrouve également dans une autre inscription[*].
Commentaire historique et datation - L'existence de reclus est connue à partir du Ve s[*]. On n'en possède cependant aucun témoignage épigraphique avant la fin du XIe s. Le personnage cité dans l'inscription est inconnu. Le nom de Milon ne semble pas très répandu en Poitou et n'apparaît dans les chartes hilariennes qu'en 1143 et 1161.
La rareté des onciales et la comparaison de l'écriture de l'inscription avec les autres épigraphes de Saint-Hilaire nous ont cependant conduits à attribuer à ce texte une date antérieure au XIIe s.
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