Inscriptions composées par Alcuin - Pour l'église du monastère de Nouaillé (CIFM I, 58)

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Il s'agit ici de l'église dédiée à la Vierge. Elle était située à l'angle sud-est de l'enclos. L'église principale était placée sous le vocable de saint Hilaire et prit plus tard celui de saint Junien.

    HAEC LOCA OUAE CERNIS LECTOR VENERABILIS AULAE

    PARTIBUS ECCLESIAE FUERANT ECCLESIA QUONDAM

    SED PATER ET PASTOR SUPPLEX ATO SUSTULIT ISTA

    E TERRIS QUONIAM NIMIO DILEXIT AMORE

    VIRGO MARIA DEI GENITRIX TU INTACTA TONANTIS

    TU REGINA POLI VITAE SPES MAXIMA NOSTRAE

    UT TIBI CULTUS HONOR FIERET MEMORABILIS ISTHIC

    TU QUOQUE RESPICERES SOLITA PIETATE PRECANTES

    HIC FAMULAS FAMULOSQUE DEI MITISSIMA VIRGO

    TU PRECIBUS NOSTRIS SEMPER CLEMENTER ADESTO

    ATOUE DIES NOSTROS PRECIBUS REGE SEMPER UBIQUE

    UT NOS CONSERVET JESU PIA GRATIA CHRISTI.

    Ces lieux que tu vois, lecteur, restes de l'église

    d'un vénérable sanctuaire, furent jadis une église[*].

    Mais Aton, père et pasteur qui te supplie, les fit sortir

    de terre, poussé par un très grand amour,

    Ô vierge Marie, toi, mère toute pure du Dieu Tonnant, toi, reine des Cieux,

    suprême espérance de notre vie, afin qu'en ce lieu te soient

    rendus un culte et un honneur mémorables. Considère aussi,

    avec ta miséricorde accoutumée, Ô vierge très douce,

    les servantes et les serviteurs de Dieu qui viennent ici [*]

    te supplier. Sois toujours, avec clémence, présente à nos

    prières, et gouverne toujours et partout nos vies par tes

    prières afin que nous garde la grâce miséricordieuse de

    Jésus Christ.

    Cette inscription est la seule que l'on puisse attribuer avec certitude au monastère de Nouaillé. Elle trouve place ici pour ne pas être isolée des autres compositions d'Alcuin, et aussi parce qu'une étroite dépendance liait ce monastère à Saint-Hilaire-le-Grand, un même abbé gouvernant les deux maisons. L'abbé Aton, restaurateur de l'édifice, était en même temps abbé de Saint-Hilaire. Alcuin le cite dans trois autres poèmes.

Bibliographie

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