Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Smith-Lesouëf 135

  • Titre attesté :
    • Homère, Homeri opera quae exstant omnia Graece et latine Graeca. Curante Jo.-Henr. Lederlino... et post eum Stephano Berglero, Amstelaedami, ex officina Wetsteniana, 1707.
  • Autre libellé du document :
    • Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Smith-Lesouëf 135
    • Paris. BnF, Smith-Lesouëf 135
  • Conservé à : Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
  • Langues : français
  • Auteur : Homère
  • Composition :
    • 1 vol. in-12, paginé 199-300
  • Dimensions :
    • 80 x 140 mm
  • Aspects codicologiques :
    • Homeri Iliadis, IX-XII, s. d., 1 vol. in-12, paginé 199-300 (partie du 1er volume interfolié), 80 x 140 mm.
  • Reliure :
    • Reliure en veau

Présentation du contenu

Source des données : BnF Archives et manuscrits

  • Texte grec et traduction latine des charts IX-XII de l'Iliade. L'exemplaire a été interfolié et couvert de notes de François-René de Chateaubriand. Sur le feuillet de garde on lit : « Ce volume de l'Iliade appartenait à Monsieur de François-René de Chateaubriand ; les notes qui couvrent les pages interfoliées sont de sa main ; il le portait dans un sac au siège de Thionville (Cf. les Mémoires d'Outre-Tombe). Il m'a été donné par le vicomte Dieudonné de Vesnis (?), neveu et héritier de Monsieur de Chateaubriand par sa femme née de Kerminon de Chateaubourg ».

    Une lettre de ce dernier à Edouard Fournier est jointe à l'exemplaire. Fournier reçut ce volume en don.

    Les pages interfoliées contiennent surtout des essais de traduction. Chateaubriand cherche surtout à suivre le texte de très près. Il veut aussi rendre la hardiesse et la poésie des images d'Homère. Voir par exemple chap. X, « ὕπνον ἀωτεῖς », « carpebat somnos », cueillir le sommeil, il cueillait, et plus loin, v. 142, « Pourquoi erres-tu seul ainsi par le camp des vaisseaux pendant la nuit ambrosienne (qui répand l'ambroisie, douce comme l'ambroisie) ». Le texte latin donnait la leçon « noctem perdulcem ».

    Chateaubriand a parlé de ce petit Homère qu'il portait à l'armée des émigrés : « Je m’asseyais, avec mon fusil, au milieu des ruines ; je tirais de mon havresac le manuscrit de mon voyage en Amérique ; j’en déposais les pages séparées sur l’herbe autour de moi ; je relisais et corrigeais une description de forêt, un passage d’Atala, dans les décombres d’un amphithéâtre romain, me préparant ainsi à conquérir la France. Puis, je serrais mon trésor dont le poids, mêlé à celui de mes chemises, de ma capote, de mon bidon de fer-blanc, de ma bouteille clissée et de mon petit Homère, me faisait cracher le sang » (Mémoirs d'Outre-Tombe, éd. Biré, t. II, p. 58). « Barbare de l’Armorique au camp des princes, je portais Homère avec mon épée ; je préférais ma patrie, la pauvre, la petite île d’Aaron, aux cent villes de la Crète. Je disais comme Télémaque : ''L’âpre pays qui ne nourrit que des chèvres m’est plus agréable que ceux où l’on élève des chevaux.'' Mes paroles auraient fait rire le candide Ménélas, άγαθος Μενέλαος. » (ibid, p. 77). Les pages 1-198 formant 2 volumes aussi interfoliés, sont entre les mains de M. le duc de Blacas (juin 1927)

Intervenants

Anciens possesseurs

Anciennement dans

Historique de la conservation

Source des données : BnF Archives et manuscrits

  • Acquis par Auguste Lesouëf, ce volume a fait partie de sa collection, donnée en 1913 par ses héritières Madeleine et Jeanne Smith à la Bibliothèque Nationale (don 36480), conservée jusqu’en 1980 à la Bibliothèque Smith-Lesouëf de Nogent-sur-Marne, puis répartie entre les différents départements de la Bibliothèque Nationale.

Source des données