Inscriptions composées par Alcuin (CIFM I, 31 à 58)

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Data Source: Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Né en Northumbrie vers 735, Alcuin fut maître de l'école épiscopale d'York, puis vint s'établir à Aix-la-Chapelle vers 782, à la requête de Charlemagne. Devenu le véritable maître de l'Ecole palatine, il s'imposa rapidement comme conseiller pour les affaires ecclésiastiques de l'Empire et fut mis à la tête de plusieurs abbayes dont Saint-Martin de Tours qui, sous son influence, devint un des lieux de culture les plus célèbres de l'Empire franc[*].

    Parmi les nombreux écrits d'Alcuin, plusieurs compositions métriques semblent bien intéresser l' épigraphie. Si aucune preuve matérielle ne permet d'établir que ces textes aient été effectivement gravés, l'étude de plusieurs d'entre eux révèle cependant que leur but premier était la publicité que confèrent les inscriptions. En outre, l'existence d'un certains nombre de monuments et d'autels cités par ces poèmes est attestée par d'autres sources historiques ou archéologiques. On a fait la même constatation à propos de Saint-Vaast d'Arras[*].

    Vingt-huit de ces épigrammes intéressent l'histoire de Saint-Hilaire-le-Grand et celle du monastère de Nouaillé, étroitement dépendant de l'abbaye hilarienne à cette époque, puisqu'un même abbé gouverne les deux établissements. A. Largeault a essayé de distinguer parmi ces textes ceux qui pouvaient être attribués à Nouaillé et en a retenu cinq, qui se trouvent placés à la fin des vingt-huit inscriptions citees ci-après[*].

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